Archive de la catégorie «Mémé Bookine»

Amazon et surréalisme syndical

novembre 25, 2007

Reçu par mail:

Chers Clients d’Amazon,

Vous faites partie de nos meilleurs clients et nous vous remercions chaleureusement de votre fidélité. Depuis son lancement, Amazon.fr consacre toute son énergie à vous proposer la plus large offre de produits qui soit, au meilleur prix. Par exemple, nous appliquons en permanence la remise maximum autorisée de 5% sur les livres français.

Afin de faciliter la découverte des millions de livres qu’Amazon.fr propose sur son site, la livraison est gratuite en France métropolitaine pour tous les livres, sans minimum d’achats. Ceci autorise un accès plus facile et plus direct à la création littéraire, notamment pour ceux d’entre vous qui sont éloignés des points de vente physiques, ou qui ne peuvent s’y rendre facilement.

Aujourd’hui, votre droit à la livraison gratuite est menacé. Le Syndicat de la Librairie Française (SLF) a intenté une action en justice contre Amazon, et contre d’autres libraires sur le Net, visant à nous faire renoncer à la gratuité des frais de port sur les livres. Amazon.fr ne pense pas que cette action aille dans l’intérêt des lecteurs, ni d’ailleurs dans celui des auteurs et écrivains. Aussi allons-nous continuer à défendre vigoureusement votre droit à bénéficier de la livraison gratuite.

En tant que lecteur, votre opinion en la matière est très importante, et nous sommes persuadés que les libraires du Syndicat de la Librairie Française apprécieraient aussi de connaître votre avis.

Si vous tenez à la livraison gratuite, merci de nous le dire et de le faire savoir au SLF. Vous pouvez ainsi envoyer votre point de vue à Amazon (pour-la-livraison-gratuite@amazon.fr) et au SLF (slf@nerim.fr).

A bientôt sur www.amazon.fr

Xavier Garambois
Directeur Général

Si vous souhaitez ne plus recevoir d’e-mail de la part d’Amazon.fr, cliquez ici.

Veuillez noter que cet email promotionnel a été envoyé à partir d’une adresse ne pouvant recevoir d’emails. Si vous souhaitez nous contacter, cliquez ici.

Message envoyé par Amazon EU Sàrl, une société enregistrée au Luxembourg, immatriculée au registre du Commerce n°B-101818, 5 Rue Plaetis, L-2338 Luxembourg. TVA n°LU 20260743.

Sortie en librairie de “”Le logement, crise publique, remèdes privés”

octobre 27, 2007

couverture-lcprp-petite.jpgLe dernier ouvrage de notre ami Vincent Bénard (Objectif Liberté)

 ”Je suis heureux de vous annoncer la sortie de mon livre:

“LOGEMENT, CRISE PUBLIQUE, REMEDES PRIVES”

Qui sera disponible dans toutes les bonnes librairies à partir du 30 octobre, publié par les Editions Romillat.

A cette occasion, je crée un site et un blog plus orientés sur la thématique du logement : www.crisepublique.fr (encore quelques travaux…)

A noter que pour l’événement, l’institut Turgot organise un colloque au siège de la fédération des entreprises générales de BTP. En savoir plus.

Le site du livre

Toutes les félicitations de l’équipe, Vincent!

Dernières publications sur Aperto Libro

octobre 26, 2007

De la Canaille (Nietzsche)

octobre 17, 2007


La vie est une source de joie, mais partout où la canaille vient boire, toutes les fontaines sont empoisonnées.

J’aime tout ce qui est propre ; puis je ne puis voir les gueules grimaçantes et la soif des gens impurs.

Ils ont jeté leur regard au fond du puits, maintenant leur sourire odieux se reflète au fond du puits et me regarde.

Ils ont empoisonné par leur concupiscence l’eau sainte ; et, en appelant joie leurs rêves malpropres, ils ont empoisonné même le langage.

La flamme s’indigne lorsqu’ils mettent au feu leur cœur humide ; l’esprit lui-même bouillonne et fume quand la canaille s’approche du feu.

Le fruit devient douceâtre et blet dans leurs mains ; leur regard évente et dessèche l’arbre fruitier.

Et plus d’un de ceux qui se détournèrent de la vie ne s’est détourné que de la canaille : il ne voulait point partager avec la canaille l’eau, la flamme et le fruit.

Et plus d’un s’en fut au désert et y souffrit la soif parmi les bêtes sauvages, pour ne points s’asseoir autour de la citerne en compagnie de chameliers malpropres.

Et plus d’un, qui arrivait en exterminateur et en coup de grêle pour les champs de blé, voulait seulement pousser son pied dans la gueule de la canaille, afin de lui boucher le gosier.

Et ce n’est point là le morceau qui me fut le plus dur à avaler : la conviction que la vie elle-même a besoin d’inimitié, de trépas et de croix de martyrs : —

Mais j’ai demandé un jour, et j’étouffai presque de ma question : comment ? la vie aurait-elle besoin de la canaille ?

Les fontaines empoisonnées, les feux puants, les rêves souillés et les vers dans le pain sont-ils nécessaires ?

Ce n’est pas ma haine, mais mon dégoût qui dévorait ma vie ! Hélas ! souvent je me suis fatigué de l’esprit, lorsque je trouvais que la canaille était spirituelle, elle aussi !

Et j’ai tourné le dos aux dominateurs, lorsque je vis ce qu’ils appellent aujourd’hui dominer : trafiquer et marchander la puissance — avec la canaille !
(more…)

Dévorer la Botte… (Dantec)

octobre 13, 2007

Au lieu de bêtement suivre le conseil d’un philosophe allemand de l’époque-encore un!- ils avaient tous et chacun compris que non seulement il était possible d’écrire après Auschwitz mais mieux encore, que cela était devenu plus que jamais nécessaire.
Les camps nazis ou communistes ne les ont pas fait taire. Le Camp-Monde n’y parviendra pas, lui non plus. Car je suis l’Orchestre du Camp, je suis ce qui les fait renaître au milieu de l’Anus Mundi.
Le silence n’est pas une réponse au bâillon appliqué sur la bouche. Il en est la triste conséquence, et le reste n’est que sophisme.
Un jour Chrysler Campbell lui avait parlé d’un aphorisme de George orwell, un auteur du milieu du siècle passé, dont le libre le plus célèbre avait presque prévu terme à terme le monde de la Métastructure. Cet écrivain avait dit un jour que l’avenir ressemblerait à une botte qui, éternellement, écraserait une bouche.
Chrysler lui avait indiqué qu’un écrivain français, dont il avait oublié le nom, avait poursuivi l’aphorisme en disant: Mais il reste une chance à la bouche. Elle peut, si la volonté est suffisante, dévorer la botte et le pied qui à l’intérieur.
Je suis la bouche, pensa Link de Nova, et je suis affamé, la botte n’a qu’à bien se tenir.

Maurice G. Dantec in Grande Jonction

Edit: hors-sujet, pourrait-on mettre à jour le lien vers Objectif Liberté?